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On the road: les routes de picardie

Voilà la dernière échéance avant le rendez-vous Niçois: la première édition des "Routes de Picardie"

4h30 du mat'...  Le réveil est putôt lent... mais bon,
il est temps de rejoindre Saint Quentin pour une bonne partie de manivelles sur les routes picardes.
7h 15: le dossard est récupéré et il fait presque beau dans la cité saint quentinoise.
Le programme annonce 160 kms à travers la brousse picarde.
10 kms d'échauffement au cas ou le départ soit un peu costaud...
8h45: Tiens, nous ne sommes pas si nombreux que ça finalement. Va falloir s'accrocher aux branches parce que l'ambiance est plus "coureur cycliste" qu'ailleurs. Pas vraiment de "poilus" dans ce peloton là.
Le départ n'a de fictif que le nom. 50 km/h dans les rues de Saint quentin, woups.... ça promet.
La course est bien partie.
Et déjà, le rythme est bon. Deux hommes sont partis dès la sortie de la ville.
N'ayant plus trop le sens des réalités, Je pars en contre seul pendant 2/3 kms avant d'être rejoint par trois autres coureurs.
Derrière, le peloton ne laisse plus partir et nous sommes vite repris.
Sagement, L'allure et la proximité du 22 juin me font traîner derrière.
Les bordures s'enchaînent sur un parcours de bourrin ou le 53*11 est ton meilleur ami. ;-)
Finalement, aux alentours du 50ème km, il me manquera 50m pour intégrer le peloton de tête.
80ème: Tiens la pluie... La flotte + la terre sur la route, ça va nous faire une bonne journée.
90ème: des vibrations dans la roue arrière... Bof pour les petits derniers de chez Michelin...
Un PRO3 explosé à Marcon, une autre crevaison là... Prendrai pas ça à Nice...
Reparti avec  un groupe  "tranquille" avec lequel je vais rallier l'arrivée.
Une allure de sénateur pour finir alors que le parcours devient un peu agaçant sur la fin.
Même à l'arrière, la sécurité sur l'épreuve est impressionante: la gendarmerie est presque à tous les carrefours.
158ème: des vibrations dans la roue arrière... Décidement, je ne prendrai pas ces  pneus là à Nice...
Bilan: 4h45 d'efforts au paradis des rouleurs (petit gars pour qui une bosse ne doit pas excéder 2 kms)

Une bonne douche chaude avant d'aller au repas de spécialités picardes.
La tartiflette au maroilles remplit à merveille sa fonction reconstituante !

Les organisateurs ont promis des pavés pour l'année prochaine.
Si les jambes le permettent, j'en serai !

Didier

La CD la plus difficile en France ?

Triathlon de Toulon, le 18 mai 2008

Après un période de blessure et d’activité sportive très cool, j’aborde ce premier triathlon de l’année dans l’inconnu. Le but est de finir sans trop forcer – et j’opte alors pour un départ natation tranquil.

Avantcourse Avec Stéphane, on est parmi les derniers à entrer dans l’eau, la stratégie (réussite !) étant d’éviter les inévitables claques, baffes et autres torgnoles au cœur du peloton natation. L’eau est claire est la température (18°C), c’est ce qu’il faut pour bien débuter la saison. C’est ma première expérience d’une course en mer et je suis agréablement surpris par le manque de vagues… jusqu’à la première bouée. Après, difficile de naviguer, car chaque vague semble arriver quand je décide de me lever la tête pour regarder devant. Retour à la méthode classique : suivre les pieds du triathlète le plus près en espérant qu’il voit plus clairement que moi ! Malgré une baffe aux lunettes reçue à la deuxième bouée (ce serait pas un triathlon sans aucune claque, quand même) et le résultant sel dans les yeux (vraiment très, très salée, la Méditerranée), je réussis à doubler pas mal de concurrents, et regagne la plage au milieu du paquet.

T1_tybob_3Retrouvailles dans le parc à vélo avec Tybo, sorti de l’eau avant moi. On est vraiment pas très sérieux, car, pendant que les triathlètes autour de nous font tout pour gagner de précieux secondes, nous, on prend le temps de faire une pause photo. Séance de photo finie, Tybo file regagner des places perdues par son dévouement au métier de mannequin – pendant que moi, je fais la pire transition dans l’histoire du triathlon. Je comprends pas pourquoi la combi reste collée à mon pied gauche… jusqu’à ce que je me rends compte qu’elle est bloquée par la grande puce électronique portée autour du talon. Allez, je remets la combi, enlève la puce et, enfin, ma jambe est libérée ! Juste pour assurer le record de la plus mauvaise transition jamais effectuée, je fais tomber un gant en marchant vers la sortie, et suis obligé de faire demi-tour pour le récupérer.

Vélo tranquil, c’est le but. Mais ça grimpe. Et puis ça grimpe. Et, juste pour bonne mesure, ça grimpe un peu plus. Bon, je savais qu’il y avait la très dure montée du mont Faron sur le parcours, mais j’attendais pas à ce que ça ne fait que grimper pendant les premiers 25km. Je me laisse doubler par pas mal de compétiteurs jusqu’au pied de la « vraie difficulté » : le légendaire Faron. Ici, aller tranquillement, c’est pas possible. Même avec mes 30x27, je peux pas dire que je « mouline » ; plutôt que je limite la souffrance. Avec son développement beaucoup moins adapté, Tybo me raconte plus tard qu’il était quasiment tout le temps en danseuse.

Richbike4 Le mont Faron, c’est 5km à 10% de moyenne, et d’un coup, les distances entre triathlètes deviennent minimales. Je passe pas mal de concurrents dans cette montée qui fait mal, très mal – mais j’apprécie énormément ces paysages montagnards et les vues panoramiques sur la Méditerranée
(qui paraît si loin ; comment est-il possible qu’on nageait dedans il y a même pas une heure ?!). Le sommet avec son ravitaillement l’est bienvenu, car, sur ces pentes ensoleillées, je commence à avoir mal à la tête. Encore une petite montée en faux plat avant de démarrer la descente très technique avec ses multiples virages en épingle à cheveu. Sans prendre trop de risques, je réussis à gagner quelques places.

La rentrée dans la ville est un peu périlleuse, car pas mal de circulation à cette heure d’après-déjeuner. En regagnant les bords de mer, j’aperçois le parcours course à pied – déjà bien peuplé de triathlètes. Je réussis à repérer Tybo et nous échangeons une crie entre Ivriens.

Transition plus rapide cette fois, et c’est reparti pour 10km de course à pied… très vallonnée ! Le parcours consiste en un aller-retour avec vues sur la mer, à effectuer deux fois. A chaque fois que je croise Tybo, on se fait un tope-là – façon de s’encourager. Et quand il démarre son deuxième tour, Tybo en a besoin, car il attaque la montée (pendant que moi, je descends) en me lançant « c’est n’importe quoi ce parcours ! ».

Run_3 Pour ma part, je me fais plaisir en courant à une bonne vitesse, gagnant des places avec une belle constance. Dans mon deuxième tour, je vois arriver dans l’autre sens Stéphane et lui offre ma bouteille d’eau (récupérée au ravitaillement). Il a pas choisi la course la plus facile pour sa première CD, mais il tient bien la distance.

Je finis au sprint, content d’avoir fait mon retour à la compétition sur une course aussi sympathique que Toulon. Seul négatif : la puce électronique énorme, non pas parce qu’elle m’a empêché d’enlever la combi, mais parce qu’elle a marqué chaque concurrent d’une entaille saignante au talon pendant la course à pied !

Résultats
Thibaut Frumento 2h55’45” - 278/470 (29’10” – 1h37’21” – 49’14”)
Richard Woodruff 2h58’17” - 303/470 (31’11” – 1h44’31” – 42’35”)
Stéphane Le Mair  3h32’31” - 444/470 (37’21” – 2h00’18” – 54’52”)

Richard

Première Coupe de France Universitaire

Ch1

Jusqu’au dernier moment, je ne pensais me présenter sur ce CD à Poitiers, support du championnat régional de Poitou-Charentes et du Championnat de France universitaire – un interne étant inscrit à la fac jusqu’à ses trente ans au moins - qualificatif pour les Mondiaux en Turquie.

 

J’avais eu peu le temps de m’entraîner entre mon dernier séjour outre-Atlantique et la course mais je partais content. Heureux de sortir de Paris, respirer un autre oxygène que celui aseptisé du bloc opératoire ou sursaturé en hydrocarbures de l’atmosphère francilien. Faire un peu de vélo et voir mes anciens coéquipiers de St-Etienne et mon entraîneur fétiche et ami Philippe L.

Départ en retard de Paris le 7 mai au sortir d’une garde, avec une arrivée à 3H du matin dans un hôtel du Futuroscope, la faute à une location auto poussive et un trafic perturbé par un de ces grands week-ends de mai.

La nuit est courte mais réparatrice et je me lève sans difficulté, la fleur au fusil et les barres énergétiques en bandouillère. Le petit déjeuner entre triathlètes me permet de remémorer de tendres souvenirs et … de recharger les batteries avant cette distance olympique.

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On entreprend la reconnaissance de la partie vélo le matin, à un rythme soutenu (à mon avis) sur des routes plates et dégagées autour de Châtellerault. La seule difficulté reste une côte au milieu sur 1 km négocié sans trop de mal.

La course débute vers 14 H, avec une eau froide et des concurrents affûtés.

La partie natation, contrairement à d’habitude, effectuée dans la Vienne à 14°C, est une catastrophe. 37 minutes sur un 1500 m ! Ri-di-cu-le ! Les crampes se font sentir dans l’eau et la nouvelle combi ne m’est d’aucun secours. En fait, les 1500 m sont plus proches des 2 kms et les derniers 250 m s’effectuent à contre courant.

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Comme d’habitude, je me fais un peu doubler en vélo mais c’est peut-être sur cette partie que je prends le plus de plaisir. Pas de drafting autorisé mais comme je coure seul, je n’en ai pas l’occasion. Le moral flanche quand je m’aperçois que les premiers concurrents finissent leur premier tour et fondent sur moi. Je vois même que la première féminine est parmi les 20 meilleurs et c’est Caroline Perrin, membre de St-Etienne et étudiante en médecine.

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La course à pied reste aussi un calvaire. Perclu de crampes, mais sans hypoglycémie, les 10 kms sont difficiles. Je récupère quelques places mais le temps est médiocre. 55 minutes ! J’aurai été plus rapide en marchant…

Finalement, je conclus l’épreuve en un peu moins de 3 heures, classé dans les profondeurs. 37/41 en universitaire, dernier de ma catégorie d’âge mais premier de Paris - car le seul représentant J.

Ne reste plus qu’alors à féliciter l’équipe fille de l’ASMSE Tri 42 qui place ses 3 filles aux 3 premières places universitaires, permettant à Caroline de participer au Championnat du monde en juin. Très fière d’elle et envieux de sa hargne et de ses capacités physiques.

Je rentre tard de ce triathlon, juste le temps de rendre ma superbe 207 pour récupérer un minimum avant une nouvelle garde. Prochain rendez-vous fixé fin juin à Paris pour une meilleure nage, j’espère, dans la Seine.

Espérons que les entraînements seront plus réguliers, sachant qu’il y aura une pause jusqu’à début juin pour cause d’examens…

Points positifs :

- faire un triathlon en prenant enfin du plaisir à vélo

- sortir de Paris

- revoir mes anciens coéquipiers

Points négatifs :

- la natation, que ce soit pour le temps, le style et les sensations

- la trifonction avec fermeture à glissière postérieure !

- le prix de l’essence !!!

Matthieu

MON PREMIER TRIATHLON ( un rêve de dix ans..)

Alors voilà on y est !!! ce premier tri sprint de Paillencourt, après une prépa sérieuse de 8 semaines calquée sur ma bible de débutante en triathlon «  débuter et progresser en triathlon «  du Dr Stéphane Cascua médecin du sport et triathlète…ce bouquin précieusement conservé dans ma bibliothèque qui n’attendait que le bon moment pour être utilisé…10 ans tout de même…


Compte à rebours enclenché… ignition ! … réveil samedi 10, date de l’évènement, à 7heures petit déj domme d’hab, conseil du magazine spécialisé «  ne rien changer au dernier moment ça peut perturber… »

Sac préparé la veille, vérifié dix fois, parcours et transitions visualisés 15 fois au moins…  pour ne rien oublier. Rendez-vous avec « the coach » 10 h devant la piscine, nous chargeons mon matériel dans le camion et départ pour le pays des «  biloutes hein » !

Philippe et moi discutons beaucoup durant le trajet, de matériel, de triathlon (étonnant ça) de la course, je prends ses conseils avisés.

Arrive une petite pause sur la route pour nous sustenter.

Petite portion de « gâteau énergétique » fromage blanc et barre énergétique pour moi et taboulé maison «  version light » pour Philippe. Repartis, nous sommes à deux heures du départ du sprint.

Arrivée sur place, repérage des lieux, nous nous rendons au secrétariat pour les formalités, puis Philippe me fait découvrir sur les plans mis à disposition, le parcours.

Binz manifeste concernant l’organisation (j’apprendrai plus tard qu’il manquait 20 bénévoles pour le balisage… merki bien !)

Les athlètes ne savent pas par où commencer pour poser leur matériel, deux parcs distincts, un par transition, des duathlètes vont se retrouver en difficultés n’ayant pas été prévenus qu’il fallait deux paires de running, nos affaires vont voyager d’un parc à l’autre durant la course… mais pas assez vite pour eux !

Nous arrivons enfin au parc de départ installation des vélos du matériel et enfilage laborieux de ma combi toute neuve !

Retard du départ, je commence à me prendre pour une papillote (pas un saumon, je ne nage pas encore assez bien pour ça)

Après 20 minutes de cuisson en combi, briefing du parcours nage, 15/20 degrés annoncés dans l’eau ça va aller ! De toute façon j’y suis alors faudra bien que ça aille …

Philippe trouve l’eau presque trop chaude pour garder sa combi… c un malade notre coach !

Mais il la conserve quand même…

Enfin descente dans l’eau, pas très clean mais bon on va pas chipoter. Après plusieurs faux départs à cause de nombreux impatients, le départ est enfin donné !

Les voilà tous partis à fond, je choisis de rester sagement derrière pour éviter la distribution de claques et de coups de pied et coude (c’est donc ça « jouer des coudes » ?), j’ai bien fait…

Au bout de 100 mètres me voilà oppressée par la ceinture polar, la tri fonction, la combi par-dessus, un bref moment de nerfs me traverse et je me demande si je ne vais pas sortir de l’eau, prendre la tangente…

Là, je relève la tête, l’eau est trouble on ne voit pas sa main, et j’aperçois un nageur qui reprend son souffle puis les paroles de Richard me reviennent en mémoire « va à ton rythme ».

Je décide de m’accrocher et de me calmer, je prends toutes mes respirations profondément et trouve une cadence qui me correspond… c gagné je sent que je vais pouvoir le faire…

Cela paraît long mais ça va, de brefs courants d’eau froide plus tard je rejoint la berge aidé par un type de l’organisation qui était là pour ça..

Je sort de l’eau avec une impression de tituber… je commence à dé zipper ma combi.

Je rejoint le parc, deux mecs arrivent derrière moi (je n’étais pas dernière…), là je lutte un peu pour retirer la combi, je fais avec les brins d’herbes collés au pieds en quelques secondes j’enfile chaussettes, chaussures, casque et lunettes, je fixe le dossard et c’est reparti !!!

Ça fait du bien, j’ai passé le « plus gros » ! un temps superbe du faux plat et du vent de face sur

20 km

, je suis très heureuse d’avoir mon prolongateur maintenant …pas de problème majeur à vélo.

Arrive la dernière transition, retour sur le centre ville, arrivée avec les vélos et les piétons un peu partout, sur demande de l’arbitre du parc je pose pied à terre, je pousse mon petit « Scott » jusqu’à sa place, là trônent encore quelques paires de chaussures éparses, magique ! Mon matériel est arrivé jusqu’à moi… j’enfile mes chaussures ma casquette et je repars sur le parcours qui finalement fera plus de

5 km

, les jambes dures, les mollets ne se relâchent pas d’habitude à l’entraînement ils se détendent au bout d’un bon kilomètre mais là… ça va être chaud… je tiens bon un peu euphorique de me dire que je l’ai presque fait !!!

Allez encore un petit effort, un gros téléobjectif me surprend au détour d’un virage, je souris c’est pour mon club !!!

Quelques mètres plus loin, les bénévoles qui s’occupent du balisage commencent à s’interroger sur les bons parcours… moi aussi !

Le marquage au sol est confus et je me retrouve à revenir sur mes pas en proie au doute concernant la continuité … « oui oui c par là !! » ok je repars … les boules !!!

la nana qui j’ai cramée à vélo qui me passe devant le nez !

Ça va pas non ! Allez j’accélère (merci le point de côté que je ne rencontre jamais à l’entraînement encore une nouveauté du surrégime !), je « la grignote » mètre par mètre.

Là, je lui passe devant l’encourage un peu aussi, faut pas exagérer tout de même… en centre ville arrivée au sprint final à l’arrache… je l’ai fait !!! Je l’ai fini mon premier triathlon !!!

Bon, j’ai réalisé un temps légèrement supérieur à celui que je m’étais fixé pour mon premier et cette partie natation qui était pour moi le « gros morceau » je l’ai redoutée, mais avec un erreur de parcours en moins je suis dedans.

Mes copains triathlètes avaient raison quand je leur ai dit que j’allais commencer :

«  Tu verras le triathlon demande de l’investissement mais tu en tireras de grandes satisfactions ! » je confirme mes amis et je re signe pour Paris en CD… je suis dingue… De ce sport !

Myriam

 

 

Pas de boule à l’estomac, le trajet et la course seront faits aux côtés de notre « coach », que je sentais très à l’écoute d’un éventuel stress de ma part…

Mais non, rien de tout ça une simple appréhension sur la portion de natation quand on sait que j’ai appris à nager il y a seulement 9 mois… de plus la distance du sprint

Au programme

de ce WE, 2 destinations opposées:

Toulon (83) pour Richard, Thibaut et Stéphane engagés sur le triathlon Courte Distance (1,5 - 40 - 10 km) (ainsi que notre ancien partenaire Stéphane Madacré).

Marçon (72) pour Emmanuelle, Didier, Laurent et Philippe qui participeront au Triathlon LD (2,7 - 80 - 20 km).

A l'issue de ces courses, le classement du championnat du club devrait présenter quelques bouleversements.

Classement Nom Statut Sexe Total
1 MAUFFREY Madeline L F 109
2 FRUMENTO Thibaut L M 104
2 MAUFFREY Philippe L M 104
4 DE HOYOS Amélie S F 103
5 DELANOUE William L M 92
6 SANCHEZ-SERRANO Laura L F 91
7 DE WILDE Frédéric L M 85
8 NETZER Emmanuelle L F 83
9 WOODRUFF Richard L M 81
10 MAUFFREY Lauriane L F 80
11 KERMANAC'H Laurent L M 61
12 GOSAN Myriam L F 57
13 BOCCI Guy L M 55
14 LEROUX Didier L M 49
15 LE MAIR Stéphane L M 41
16 CHAMBOLLE Jean-Luc L M 40
17 PEYCELON Matthieu L M 37
18 POITE Patrick S M 32
19 SIGNATE Odile S F 30
20 MISSERI Tristan S M 16
21 SAVARIT Martial L M 14
22 MEDINA Ignacio S M 12
23 SAINTEVILLE Maude S F 9
24 LUANG-APHAY Laurent S M 8
25 DUCLOS Nicolas S M 7
26 CIZEAU Thibault L M 5
26 LEROUX Ilona S F 5
26 SANCHEZ-SERRANO Javier S M 5

Le premier tri tout seul

Enfin une épreuve tout seul comme un grand sans le cocon du club! Saint Pée sur Nivelle propose un week-end de triathlon (sprint par équipes le samedi, sprint et découverte le dimanche matin et "olympique" le dimanche après midi). Pour des raisons de calendrier et d'horaires, je choisis le sprint du dimanche.

Premier écueil: la fermeture éclair gauche de la combinaison prêtée par le club se bloque un peu à vingt centimètres du but, c'est-à-dire dans la zone où mon manque de souplesse se fait cruellement sentir. Après cinq minutes passées à batailler, je me rappelle que j'avais décidé de monter le coté gauche en premier (Non! Non! Je ne suis pas tendu et je ne panique pas!).

Deuxième écueil: j'ai bien vu qu'il y a plein de monde dans l'eau et qu'ils sont presque tous plus costauds que moi. Je démarrerai donc de derrière, n'ayant pas du tout l'habitude de ces départs en masse. De plus, je pourrai peut être bénéficier d'une méga aspiration générée par tous ces concurrents (c'est pas du drafting en natation, non?)

10h 05, le départ des hommes est donné 5 minutes après celui des femmes et des concurrents "découverte" et je comprends pourquoi: on dirait une foire à la claque avec un coup je frappe l'eau et un coup le voisin! Je me tiens soigneusement à l'écart de ceux qui frappent le plus puis je plonge la tête dans l'eau et attaque pour de bon mes 750 m. Bonne surprise, ceux qui frappent n'avancent pas et je me retrouve à dépasser ceux qui se sont épuisés à démarrer trop vite. L'eau est bonne même si elle n'est pas claire et je me surprends à presque admirer les arbres qui nous font un peu d'ombre. L'impression d'avoir un pullboy est très forte car le peu de battements de pieds que je tente font des éclaboussures.

Sortie de l'eau: il y a du monde derrière moi (je sors en 16 minutes: record Chambollien!) et je rejoins mon magnifique VTC aimablement prêté par mon beau père et "kité" compétition (ajout d'un porte bidon et de cale pieds sans courroie) et c'est parti pour 16 km (ou 14,5 km selon les sources) dans la campagne basque. La petite côte en bout de circuit me casse pas mal les pattes et je n'ai rien pour me motiver car pour la troisième fois en trois courses, mon compteur a décidé de se réinitialiser au départ du vélo et ceux qui me dépassent filent comme des obus!

Je gagne plein de temps à la transition vélo - course à pied (vive les cale pieds) et je retiens un cri en commençant à courir: ça fait mal et j'ai des cailloux à la place des mollets! Pourquoi ça me fait tout le temps ça? Au bout d'un tour de lac soit 2,8km c'est enfin revenu à la normale et j'ai profité du chemin ombragé et de la fraîcheur de l'eau (du lac et des gobelets offerts). Le deuxième tour se passe mieux et je me permets même quelques encouragements vers les concurrent(e)s que j'arrive à dépasser. Le chrono indique moins de 1h20 quand je passe la ligne d'arrivée (124/174), heureux de cette sortie "exotique" dans un joli cadre et avec une température idéale de 22°C.

Vive le triathlon!         

Jean-Luc                        

Duathlon de Douai

Alors que nous sommes à 56J de l'IronMan de Nice, je suis inscrit ainsi que Frédéric Duathlon LD (9,6 - 74 - 9,6 km) de Douai.

Pour ma part, l'entraînement CAP a été plus que réduit depuis le 15 mars : un triathlon Sprint le 6 avril (5km CAP) et une sortie de 8,8 km mardi dernier. Je pars donc sans aucun repère en CAP, le but de cette épreuve étant de faire une sortie longue avec des enchaînements.

La course se déroule sous un beau soleil. Le parcours CAP est agréable, sur chemins et sentiers autour d'un plan d'eau, avec un petit passage en sous-bois. Je termine la première partie CAP en moins de 50', assez satisfait, même s'il ne reste plus que mon vélo dans le parc !

La partie vélo se passe bien. Calé sur le prolongateur, la vitesse ne descend pas en-dessous de 35km/h. Après avoir roulé en solitaire pendant environ 15km,  je commence à dépasser des concurrents à partir de Mons-En-Pévèle. Je regagnerai une trentaine de places à partir de ce moment.

Après avoir bouclé le parcours en 2h27', j'entame la seconde CAP. Les jambes ont du mal à répondre. Je trottine tant bien que mal. Pendant 1 km, puis opte pour une alternance 7' course – 1' marche. Je tiendrai cette tactique jusqu'au km 7,5. Ensuite, ce sera plutôt l'inverse.

Résultats :

Frédéric : 4h07'31" – 132ème

Philippe : 4h34'56" – 162ème


Marathon de Paris

J-1 :

Inscrit depuis début novembre, je suis assez nerveux depuis quelques semaines à l’idée de faire mon premier marathon. La veille du grand jour, je pars courir 40 minutes tranquil’, histoire de tester les sensations. Résultat très inquiétant : j’ai les jambes lourdes, pas de jus et je rentre après seulement 30 minutes. Quelques étirements pour me donner bonne conscience -> gros tiraillement dans le quadriceps droit. Je flippe au point de me demander si j’ai une chance d’aller au bout le lendemain. Par MSN, Richard me dit que ‘c’est normal, c’est le stress’. J’ai beau me le répéter, rien à faire, j’ai toujours mal dans cette p…. de cuisse. Je bois beaucoup (près de 3 litres) et passe mon après-midi sur le canapé, jambes en l’air devant la télé. Le soir : soupe de légumes, pasta, gâteau de riz, Michel Drucker et au lit vers 23H.

 Dimanche matin : the D-day!

J’ai rêvé que je manquais le départ de la course : quand je me pointe ils sont déjà tous partis, et salut, à l’année prochaine. Pourtant, j’ai conscience que je suis en train de rêver, que tout reste à venir et qu’il faut surtout continuer à dormir, ce qui fait que je dors bien.

A 6h, le réveil sonne et je me lève immédiatement. Je prends mon petit dej’, une infâme mixture énergétique goût praliné (mais qui s’avérera efficace), puis c’est l’attente, interminable jusqu’à 8H45. Enfin sur la ligne, l’ambiance est excellente, et je profite de l’instant. Je m’assoie au milieu des Champs-Élysées et me laisse bercer par la voix du speaker, entendue tant de fois à la télé où dans le stade de France.

Enfin le coup de canon libérateur et c’est parti : j’ai décidé de courir aux sensations et j’adopte un rythme qui doit m’amener à 3h05 / 3H10. Je réalise que c’est rapide et que le cœur est monté un peu haut, mais tant pis, si je dois me prendre le mur, ce sera en klaxonnant, à fond sur l’accélérateur. Un bon présage : aucun signe de blessure à l’horizon et d’ailleurs je n’en aurai aucun de toute la course (tiens, tiens, ça me rappelle une autre remarque de Richard).

Les 5 premiers km sont du pur bonheur. Paris sans voiture, les Champs, la Concorde et la rue de Rivoli. Déjà la foule sur les trottoirs, et je passe à 50m de chez moi , près de la Bastille. Là, je vois Sabrina qui a eu la bonne idée de se placer au même endroit que pour le semi-marathon. Premier ravitaillement et direction la Nation. A Ledru-Rollin, un orchestre joue Dancing Queen d’Abba, et je me marre tout seul (private joke pour Sab’).

Je laisse les 10 km derrière moi et nous arrivons au Château de Vincennes, mon terrain d’entraînement tant à vélo qu’en CAP. Comme prévu, j’aperçois mes amis Céline et Maël qui sont présents à ce rdv si matinal pour eux !

Dans le bois, je trouve le temps long. Il n’y a pas de spectateurs, juste des manifestants pro-Tibet qui prennent soin de ne pas gêner les coureurs. Nous arrivons Porte de Charenton : là commence une des plus belles portions du parcours. La foule est dense autour du portique du Semi, et l’idée d’avoir fait plus de la moitié me soulage. Les spectateurs se sont massés des deux côtés et nous encouragent bruyamment : c’est très fort et j’en ai des frissons. J’aperçois Richard dans la montée, je l’appelle et on a même le temps d’échanger quelques mots. A ce moment là j’ai encore bonne mine…

 

Steph1

 


 
En repassant à la Bastille, ça hurle de partout, les gens agitent les objets publicitaires distribués par les sponsors, on se croirait à l’arrivée d’une étape du Tour. Dans ce brouhaha, j’entends ma sœur qui est là avec Arnaud et Sabrina. Ca fait plaisir de les voir, et pour un type qui vient de courir 25 km j’ai littéralement l’impression d’avoir des ailes.

Puis arrivent les quais de Seine. A l’Hôtel de Ville, je cherche mon pote Thibault dans le public, mais j’ai l’impression qu’il a eu une panne d’oreiller. A nouveau, je m’ennuie un peu et la succession des tunnels n’a rien de plaisant.

A l’approche du 30è km, j’assiste aux premières défaillances et je suis étonné de voir ces coureurs transformés en marcheurs. Je me sens plutôt bien : la fatigue se fait sentir sérieusement depuis le 25è, mais je me dis que j’irai jusqu’au bout sans problème et je ne baisse pas de rythme. En fait, l’expérience réelle du marathon reste à venir.

Entre le 33è et le 34è, au passage devant les tribunes de Roland-Garros, c’est le coup de frein, brutal. Je ne peux plus lever les genoux, le cœur refuse de monter dans les pulsations, et tout le monde me double. Depuis le départ, je suivais la ligne bleue de la trajectoire idéale ; désormais je suis débordé de droite de gauche, si bien que je me range sur le côté pour ne pas gêner les autres coureurs.

Alors commence un long calvaire de 8 km. Autour de moi, de plus en plus de coureurs s’arrêtent ou marchent, et la tentation est très forte d’en faire autant. Je crois arriver au 38è km : pour la première fois j’ai perdu le compte, je ne suis qu’au 37è. Dans le Bois de Boulogne, les meneurs d’allure 3H15 me dépassent, ils parlent facilement et remontent le moral de tout le monde. Je suis un peu déçu, mais je réalise que pour la première fois de ma vie je viens de courir 39 kilomètres d’affilée, alors quand même ... Je serre les dents, les poings et tout ce que je peux serrer pour avancer.

Malgré mes bonnes résolutions, je finis par craquer et je commence à marcher. Le seul clampin venu là me voit et m’interpelle par mon prénom (merci pour le prénom sur le dossard !). S’ensuit un échange surréaliste avec ce type que je ne connais pas :

« Lui : Allez Stéphane, c’est le 40è, c’est pas le moment de marcher !

Moi : c’est dur… (quelle inspiration !)

Lui : Allez Stéphane, c’est presque fini, recommence tout de suite à courir ! »

En réponse à son insistance, c’est le mental qui prend le dessus je repars immédiatement dans un semblant de course que je tiendrai jusqu’à l’arrivée.

A quelques hectomètres de la fin, je vois mon père pour la première fois (en fait, j’apprendrai plus tard que nous nous sommes manqués du côté de la Bastille). Lui aussi m’encourage tout ce qu’il peut, certainement surpris de mon teint cadavérique et de ma foulée ultra-rasante. Sabrina, Marie et Arnaud sont là aussi, et je suis touché de leurs efforts pour me voir en différents points de la course. Enfin la sortie du Bois de Boulogne, dernier rond-point devant un public génial. J’essaie de profiter un peu mais je n’ai qu’une hâte : en finir avec ce calvaire qui dure depuis près d’une heure et pendant lequel j’ai perdu plus de 1000 places.

 

Steph2

 
A 300 m de la ligne, il me reste 1’30 pour finir en moins de 3h20'. A ce moment-là, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je me lance dans un « sprint » final et désespéré. Le marathon est bouclé après 3 heures 19 minutes et 41 secondes.

Sitôt la ligne franchie, quelques giboulées tombent pour la première fois de la matinée. D’un seul coup, j’ai très froid et incroyablement mal aux jambes. Mais je vais sûrement mieux que ce type que je vois vider le contenu de son estomac sur les pavés.

 

Très vite, je retrouve Sabrina, puis Thibault qui a commis son exploit sportif du jour en rejoignant l’arrivée à vélib’, par le col de l’Etoile ! Le vélo, c’est bon pour la récup’, et je réinvente immédiatement ce concept.

 

Steph3

Rapidement, la souffrance et la déception s’effacent devant la satisfaction d’être allé au bout, dans un temps qui reste convenable pour une première. Déjà pointe l’envie d’améliorer mon chrono, mais d’abord je raconterai longuement cette expérience à qui veut bien m’écouter, car c’est aussi l’un des grands plaisirs du marathon.

Stéphane

Triathlon de l'Argentine

Après le forfait pour petis pépins physiques de Martial et Richard, ce sont 8 triathlètes du club qui se rendent à Beauvais (Oise) pour le triathlon Sprint de l'Argentine.

Au programme de cette épreuve, 750m de natation (en piscine), 20km de vélo (en 6 boucles) et 5 km de CAP (en 2 boucles).

La météo annoncée n'est pas très encourageante. Les températures sont fraîches, mais le temps reste sec lorsque les féminines s'élancent à 13h30. Parmi les 25 concurrentes engagées, on recense Laura, Lauriane et Madeline de l'US Ivry triathlon.
Laura sort de l'eau en 12'30 (environ), Lauriane en 16'30" (première fois qu'elle nage cette distance) et Madeline en 17'30".
Je ne peux suivre leur transition Natation-Vélo, car c'est à mon tour de m'élancer. Je suis dans la même ligne d'eau que William et Jean-Luc, autres triathlètes Ivryens. Je laisse William s'élancer devant moi , 2tant moins bon nageur que lui. Effectivement, au 400m il me dépasse, mais ensuite ne creuse plus l'écart. Je sors de l'eau en 14'30", 1 minute derrière William. Jean-Luc sortira environ 1' derrière moi.
J'effectue une transition plus rapide que lui, n'ayant pas prévu de veste chaude et gants pour la partie cycliste. Je reste en seule trifonction lycra.
Nous sortons ensemble du parc à vélo. tout de suite William fait parler sa puissance et me prend quelques mètres, écart qui ne fera que grandir au cours des 6 tours du parcours. Je dépasse Madeline lors de mon premier tour vélo et croise plusieurs fois Lauriane. Elles ont plusieurs tours d'avance, ayant commencé leur compétition 30' avant.
Je finis par doubler Lauriane alors qu'elle est dans son dernier tour vélo.
Alors que j'entame mon 6ème et dernier tour, la pluie se met à tomber. Avec les températures à peine supérieures à 0°C, je suis vite frigorifié. J'aperçois Laura, puis Madeline et LAuriane qui effectuent leur CAP.
Arrivé à la transition Vélo-CAP, j'ai les doigts gelés et ai du mal à enfiler les runnings. Je m'élance pour les 5 km avec les pieds insensibles. Je retrouverai la sensibilité après 1,5km environ.  Je vois Frédéric, parti 30' après moi qui est transi de froid sur le vélo. Thibaut qui part encore 30' plus tard effectuera la parcours sous la neige (qui a remplacé la pluie avec la chute des températures).

A l'arrivée, les concurrents ne s'attardent pas sous la tente de ravitaillement et se dirigent rapidement vers la piscine pour profiter des douches chaudes et pour certains des soins des secouristes de la Protection Civile, qui auront à s'occuper de plusieurs hypothermies.

Sur les 123 partants de l'épreuve, 96 seront à l'arrivée. Tous les triathlètes d'Ivry finiront la course.

Résultats

                                                                                               
37FRUMENTOThibautJ01:12:48
44DELANOUEWilliamS01:13:33
70MAUFFREYPhilippeV01:18:05
79DEWILDEFrédéricS01:21:53
82CHAMBOLLEJ LucV01:22:53
87SANCHEZ SERRANOLauraSF01:24:54
92MAUFFREYMadelineJF01:28:46
95MAUFFREYLaurianeSF01:33:54

Pour suivre nos "prestations"

Les 3/4 de l'effectif sont engagés ce WE.

Tout d'abord sur le Marathon de Paris

Emmanuelle (dossard 27316)
Didier (25948)
Stéphane (14465)
Laurent (8866)

et au Triathlon de Beauvais :

Laura (dossard 116)
Madeline (122)
Lauriane (123)
Thibaut (25)
Frédéric (55)
Richard (86)
Martial (87)
Philippe (88)
William (89)
Jean-Luc (90)

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