Aujourd’hui
c’est le grand jour, le club est sur un de ses week-ends les plus
sportifs en nombre de participants et en longueur de courses. Les
« grands » sont à Nice et les autres
préfèrent la Seine à la Méditerranée.
La
journée commence bien : panne de GPS alors qu’il avait
été vérifié la veille. Du coup, c’est
encore la galère pour rejoindre un hippodrome toujours aussi
mal indiqué.
Le
temps de faire une petite photo avec ceux qui étaient près
du parc à vélo et nous voici partis. Je perds tout le
monde mais je retrouve Hubert sur le chemin du ponton.
Natation :
nous rejoignons la ligne avec Hubert, entonnons un chant que je ne
connais pas et nous partons ! 1500m en ligne droite en démarrant
de derrière par prudence. Nous sommes au coude à coude
ou coude à hanche ou coude à jambe avec une dame
(reconnaissable à son bonnet rose) en fonction de nos zigzags
respectifs. Nager en ligne droite est super et la Seine est très
agréable sous cette alternance d’ombre et de soleil. Fin de
comptage des péniches et arrivée au ponton de sortie
(merci aux organisateurs pour le coup de main à la sortie de
l’eau).
Vélo :
je suis surpris de tenir une vitesse qui me fait rejoindre des
groupes et nous arrivons même à collaborer à
trois novices sur cette distance : un de Courbevoie qui a plein
de supporters, un de Versailles qui en a moins et moi qui ai laissé
mes fidèles supportrices à l’hippodrome. Je rencontre
Laura et nous faisons un bout de chemin ensemble puis je repars à
l’attaque, les jambes répondant super! Vers le 28ième
kilomètre, le pneu arrière répond nettement
moins bien : à plat ! C’est ma première
crevaison en course et je repense à la check-list du coach.
J’ai tout sauf une chambre à air de rechange mais j’ai une
bombe anti-crevaison-qui-fait-tout-en-plus-vite dixit le vendeur de
DECATHLON. Mes réparations de novice ne tiennent pas la
route : 2 km plus loin re belote et je termine le vélo en
pompant tous les km mais moins malheureux que certains concurrents
qui courent depuis cinq kilomètres pour rejoindre le parc à
vélo. Je termine devant l’ambulance qui m’attend à
chaque gonflage mais dans les temps et avec la rage !
Course
à pied : ça va mieux au début que
d’habitude : je me suis économisé par force en
vélo ! J’ai l’impression d’aller vite mais il se
trouve que je ne dépasse que des personnes à la dérive
qui gèrent comme elles peuvent la fin de la course. En voyant
mon rythme tout le monde m’indique la fin au passage devant les
tribunes mais je me dois de faire mes deux tours même si
Richard veut me faire terminer à la fin du premier. Le
deuxième tour est plus laborieux mais je finis sans avoir
marché, content d’avoir surmonté l’épreuve
la plus longue de toute ma « jeune » carrière.
Au
final, beaux souvenirs (natation et vélo), expérience
(traitement des crevaisons et comment finir quand on est seul ou
presque) et déception quand j’apprends qu’Hubert a vécu
pire que moi au point d’être obligé d’abandonner.
Jean-Luc
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