La CD la plus difficile en France ?
Triathlon
de Toulon, le 18 mai 2008
Après un période de blessure et d’activité sportive très cool, j’aborde ce premier triathlon de l’année dans l’inconnu. Le but est de finir sans trop forcer – et j’opte alors pour un départ natation tranquil.
Avec Stéphane, on est parmi les derniers à
entrer dans l’eau, la stratégie (réussite !) étant d’éviter les
inévitables claques, baffes et autres torgnoles au cœur du peloton natation.
L’eau est claire est la température (
Retrouvailles dans le parc à vélo avec Tybo,
sorti de l’eau avant moi. On est vraiment pas très sérieux, car, pendant que
les triathlètes autour de nous font tout pour gagner de précieux secondes,
nous, on prend le temps de faire une pause photo. Séance de photo finie, Tybo
file regagner des places perdues par son dévouement au métier de
mannequin –
pendant que moi, je fais la pire transition dans l’histoire du triathlon. Je
comprends pas pourquoi la combi reste collée à mon pied gauche… jusqu’à ce que
je me rends compte qu’elle est bloquée par la grande puce électronique portée
autour du talon. Allez, je remets la combi, enlève la puce et, enfin, ma jambe
est libérée ! Juste pour assurer le record de la plus mauvaise transition
jamais effectuée, je fais tomber un gant en marchant vers la sortie, et suis
obligé de faire demi-tour pour le récupérer.
Vélo tranquil, c’est le but. Mais ça grimpe. Et puis ça grimpe. Et, juste pour bonne mesure, ça grimpe un peu plus. Bon, je savais qu’il y avait la très dure montée du mont Faron sur le parcours, mais j’attendais pas à ce que ça ne fait que grimper pendant les premiers 25km. Je me laisse doubler par pas mal de compétiteurs jusqu’au pied de la « vraie difficulté » : le légendaire Faron. Ici, aller tranquillement, c’est pas possible. Même avec mes 30x27, je peux pas dire que je « mouline » ; plutôt que je limite la souffrance. Avec son développement beaucoup moins adapté, Tybo me raconte plus tard qu’il était quasiment tout le temps en danseuse.
Le mont Faron, c’est 5km à 10% de moyenne, et d’un
coup, les distances entre triathlètes deviennent minimales. Je passe pas mal de
concurrents dans cette montée qui fait mal, très mal – mais j’apprécie
énormément ces paysages montagnards et les vues panoramiques sur
(qui paraît si loin ; comment est-il possible qu’on nageait
dedans il y a même pas une heure ?!). Le sommet avec son ravitaillement
l’est bienvenu, car, sur ces pentes ensoleillées, je commence à avoir mal à la
tête. Encore une petite montée en faux plat avant de démarrer la descente très
technique avec ses multiples virages en épingle à cheveu. Sans prendre trop de
risques, je réussis à gagner quelques places.
La rentrée dans la ville est un peu périlleuse, car pas mal de circulation à cette heure d’après-déjeuner. En regagnant les bords de mer, j’aperçois le parcours course à pied – déjà bien peuplé de triathlètes. Je réussis à repérer Tybo et nous échangeons une crie entre Ivriens.
Transition plus rapide cette fois, et c’est reparti pour 10km de course à pied… très vallonnée ! Le parcours consiste en un aller-retour avec vues sur la mer, à effectuer deux fois. A chaque fois que je croise Tybo, on se fait un tope-là – façon de s’encourager. Et quand il démarre son deuxième tour, Tybo en a besoin, car il attaque la montée (pendant que moi, je descends) en me lançant « c’est n’importe quoi ce parcours ! ».
Pour ma part, je me fais plaisir en courant à
une bonne vitesse, gagnant des places avec une belle constance. Dans mon
deuxième tour, je vois arriver dans l’autre sens Stéphane et lui offre ma
bouteille d’eau (récupérée au ravitaillement). Il a pas choisi la course la plus
facile pour sa première CD, mais il tient bien la distance.
Je finis au sprint, content d’avoir fait mon retour à la compétition sur une course aussi sympathique que Toulon. Seul négatif : la puce électronique énorme, non pas parce qu’elle m’a empêché d’enlever la combi, mais parce qu’elle a marqué chaque concurrent d’une entaille saignante au talon pendant la course à pied !
Résultats
Thibaut Frumento 2h55’45” - 278/470 (29’10” – 1h37’21” –
49’14”)
Richard Woodruff 2h58’17” - 303/470 (31’11” – 1h44’31” –
42’35”)
Stéphane Le Mair 3h32’31”
- 444/470 (37’21” – 2h00’18” – 54’52”)
Richard






Comme d’habitude, je me fais un
peu doubler en vélo mais c’est peut-être sur cette partie que je prends le plus
de plaisir. Pas de drafting autorisé mais comme je coure seul, je n’en ai pas
l’occasion. Le moral flanche quand je m’aperçois que les premiers concurrents
finissent leur premier tour et fondent sur moi. Je vois même que la première
féminine est parmi les 20 meilleurs et c’est Caroline Perrin, membre de St-Etienne
et étudiante en médecine.

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