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Duathlon de Douai

Alors que nous sommes à 56J de l'IronMan de Nice, je suis inscrit ainsi que Frédéric Duathlon LD (9,6 - 74 - 9,6 km) de Douai.

Pour ma part, l'entraînement CAP a été plus que réduit depuis le 15 mars : un triathlon Sprint le 6 avril (5km CAP) et une sortie de 8,8 km mardi dernier. Je pars donc sans aucun repère en CAP, le but de cette épreuve étant de faire une sortie longue avec des enchaînements.

La course se déroule sous un beau soleil. Le parcours CAP est agréable, sur chemins et sentiers autour d'un plan d'eau, avec un petit passage en sous-bois. Je termine la première partie CAP en moins de 50', assez satisfait, même s'il ne reste plus que mon vélo dans le parc !

La partie vélo se passe bien. Calé sur le prolongateur, la vitesse ne descend pas en-dessous de 35km/h. Après avoir roulé en solitaire pendant environ 15km,  je commence à dépasser des concurrents à partir de Mons-En-Pévèle. Je regagnerai une trentaine de places à partir de ce moment.

Après avoir bouclé le parcours en 2h27', j'entame la seconde CAP. Les jambes ont du mal à répondre. Je trottine tant bien que mal. Pendant 1 km, puis opte pour une alternance 7' course – 1' marche. Je tiendrai cette tactique jusqu'au km 7,5. Ensuite, ce sera plutôt l'inverse.

Résultats :

Frédéric : 4h07'31" – 132ème

Philippe : 4h34'56" – 162ème


Marathon de Paris

J-1 :

Inscrit depuis début novembre, je suis assez nerveux depuis quelques semaines à l’idée de faire mon premier marathon. La veille du grand jour, je pars courir 40 minutes tranquil’, histoire de tester les sensations. Résultat très inquiétant : j’ai les jambes lourdes, pas de jus et je rentre après seulement 30 minutes. Quelques étirements pour me donner bonne conscience -> gros tiraillement dans le quadriceps droit. Je flippe au point de me demander si j’ai une chance d’aller au bout le lendemain. Par MSN, Richard me dit que ‘c’est normal, c’est le stress’. J’ai beau me le répéter, rien à faire, j’ai toujours mal dans cette p…. de cuisse. Je bois beaucoup (près de 3 litres) et passe mon après-midi sur le canapé, jambes en l’air devant la télé. Le soir : soupe de légumes, pasta, gâteau de riz, Michel Drucker et au lit vers 23H.

 Dimanche matin : the D-day!

J’ai rêvé que je manquais le départ de la course : quand je me pointe ils sont déjà tous partis, et salut, à l’année prochaine. Pourtant, j’ai conscience que je suis en train de rêver, que tout reste à venir et qu’il faut surtout continuer à dormir, ce qui fait que je dors bien.

A 6h, le réveil sonne et je me lève immédiatement. Je prends mon petit dej’, une infâme mixture énergétique goût praliné (mais qui s’avérera efficace), puis c’est l’attente, interminable jusqu’à 8H45. Enfin sur la ligne, l’ambiance est excellente, et je profite de l’instant. Je m’assoie au milieu des Champs-Élysées et me laisse bercer par la voix du speaker, entendue tant de fois à la télé où dans le stade de France.

Enfin le coup de canon libérateur et c’est parti : j’ai décidé de courir aux sensations et j’adopte un rythme qui doit m’amener à 3h05 / 3H10. Je réalise que c’est rapide et que le cœur est monté un peu haut, mais tant pis, si je dois me prendre le mur, ce sera en klaxonnant, à fond sur l’accélérateur. Un bon présage : aucun signe de blessure à l’horizon et d’ailleurs je n’en aurai aucun de toute la course (tiens, tiens, ça me rappelle une autre remarque de Richard).

Les 5 premiers km sont du pur bonheur. Paris sans voiture, les Champs, la Concorde et la rue de Rivoli. Déjà la foule sur les trottoirs, et je passe à 50m de chez moi , près de la Bastille. Là, je vois Sabrina qui a eu la bonne idée de se placer au même endroit que pour le semi-marathon. Premier ravitaillement et direction la Nation. A Ledru-Rollin, un orchestre joue Dancing Queen d’Abba, et je me marre tout seul (private joke pour Sab’).

Je laisse les 10 km derrière moi et nous arrivons au Château de Vincennes, mon terrain d’entraînement tant à vélo qu’en CAP. Comme prévu, j’aperçois mes amis Céline et Maël qui sont présents à ce rdv si matinal pour eux !

Dans le bois, je trouve le temps long. Il n’y a pas de spectateurs, juste des manifestants pro-Tibet qui prennent soin de ne pas gêner les coureurs. Nous arrivons Porte de Charenton : là commence une des plus belles portions du parcours. La foule est dense autour du portique du Semi, et l’idée d’avoir fait plus de la moitié me soulage. Les spectateurs se sont massés des deux côtés et nous encouragent bruyamment : c’est très fort et j’en ai des frissons. J’aperçois Richard dans la montée, je l’appelle et on a même le temps d’échanger quelques mots. A ce moment là j’ai encore bonne mine…

 

Steph1

 


 
En repassant à la Bastille, ça hurle de partout, les gens agitent les objets publicitaires distribués par les sponsors, on se croirait à l’arrivée d’une étape du Tour. Dans ce brouhaha, j’entends ma sœur qui est là avec Arnaud et Sabrina. Ca fait plaisir de les voir, et pour un type qui vient de courir 25 km j’ai littéralement l’impression d’avoir des ailes.

Puis arrivent les quais de Seine. A l’Hôtel de Ville, je cherche mon pote Thibault dans le public, mais j’ai l’impression qu’il a eu une panne d’oreiller. A nouveau, je m’ennuie un peu et la succession des tunnels n’a rien de plaisant.

A l’approche du 30è km, j’assiste aux premières défaillances et je suis étonné de voir ces coureurs transformés en marcheurs. Je me sens plutôt bien : la fatigue se fait sentir sérieusement depuis le 25è, mais je me dis que j’irai jusqu’au bout sans problème et je ne baisse pas de rythme. En fait, l’expérience réelle du marathon reste à venir.

Entre le 33è et le 34è, au passage devant les tribunes de Roland-Garros, c’est le coup de frein, brutal. Je ne peux plus lever les genoux, le cœur refuse de monter dans les pulsations, et tout le monde me double. Depuis le départ, je suivais la ligne bleue de la trajectoire idéale ; désormais je suis débordé de droite de gauche, si bien que je me range sur le côté pour ne pas gêner les autres coureurs.

Alors commence un long calvaire de 8 km. Autour de moi, de plus en plus de coureurs s’arrêtent ou marchent, et la tentation est très forte d’en faire autant. Je crois arriver au 38è km : pour la première fois j’ai perdu le compte, je ne suis qu’au 37è. Dans le Bois de Boulogne, les meneurs d’allure 3H15 me dépassent, ils parlent facilement et remontent le moral de tout le monde. Je suis un peu déçu, mais je réalise que pour la première fois de ma vie je viens de courir 39 kilomètres d’affilée, alors quand même ... Je serre les dents, les poings et tout ce que je peux serrer pour avancer.

Malgré mes bonnes résolutions, je finis par craquer et je commence à marcher. Le seul clampin venu là me voit et m’interpelle par mon prénom (merci pour le prénom sur le dossard !). S’ensuit un échange surréaliste avec ce type que je ne connais pas :

« Lui : Allez Stéphane, c’est le 40è, c’est pas le moment de marcher !

Moi : c’est dur… (quelle inspiration !)

Lui : Allez Stéphane, c’est presque fini, recommence tout de suite à courir ! »

En réponse à son insistance, c’est le mental qui prend le dessus je repars immédiatement dans un semblant de course que je tiendrai jusqu’à l’arrivée.

A quelques hectomètres de la fin, je vois mon père pour la première fois (en fait, j’apprendrai plus tard que nous nous sommes manqués du côté de la Bastille). Lui aussi m’encourage tout ce qu’il peut, certainement surpris de mon teint cadavérique et de ma foulée ultra-rasante. Sabrina, Marie et Arnaud sont là aussi, et je suis touché de leurs efforts pour me voir en différents points de la course. Enfin la sortie du Bois de Boulogne, dernier rond-point devant un public génial. J’essaie de profiter un peu mais je n’ai qu’une hâte : en finir avec ce calvaire qui dure depuis près d’une heure et pendant lequel j’ai perdu plus de 1000 places.

 

Steph2

 
A 300 m de la ligne, il me reste 1’30 pour finir en moins de 3h20'. A ce moment-là, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais je me lance dans un « sprint » final et désespéré. Le marathon est bouclé après 3 heures 19 minutes et 41 secondes.

Sitôt la ligne franchie, quelques giboulées tombent pour la première fois de la matinée. D’un seul coup, j’ai très froid et incroyablement mal aux jambes. Mais je vais sûrement mieux que ce type que je vois vider le contenu de son estomac sur les pavés.

 

Très vite, je retrouve Sabrina, puis Thibault qui a commis son exploit sportif du jour en rejoignant l’arrivée à vélib’, par le col de l’Etoile ! Le vélo, c’est bon pour la récup’, et je réinvente immédiatement ce concept.

 

Steph3

Rapidement, la souffrance et la déception s’effacent devant la satisfaction d’être allé au bout, dans un temps qui reste convenable pour une première. Déjà pointe l’envie d’améliorer mon chrono, mais d’abord je raconterai longuement cette expérience à qui veut bien m’écouter, car c’est aussi l’un des grands plaisirs du marathon.

Stéphane

Triathlon de l'Argentine

Après le forfait pour petis pépins physiques de Martial et Richard, ce sont 8 triathlètes du club qui se rendent à Beauvais (Oise) pour le triathlon Sprint de l'Argentine.

Au programme de cette épreuve, 750m de natation (en piscine), 20km de vélo (en 6 boucles) et 5 km de CAP (en 2 boucles).

La météo annoncée n'est pas très encourageante. Les températures sont fraîches, mais le temps reste sec lorsque les féminines s'élancent à 13h30. Parmi les 25 concurrentes engagées, on recense Laura, Lauriane et Madeline de l'US Ivry triathlon.
Laura sort de l'eau en 12'30 (environ), Lauriane en 16'30" (première fois qu'elle nage cette distance) et Madeline en 17'30".
Je ne peux suivre leur transition Natation-Vélo, car c'est à mon tour de m'élancer. Je suis dans la même ligne d'eau que William et Jean-Luc, autres triathlètes Ivryens. Je laisse William s'élancer devant moi , 2tant moins bon nageur que lui. Effectivement, au 400m il me dépasse, mais ensuite ne creuse plus l'écart. Je sors de l'eau en 14'30", 1 minute derrière William. Jean-Luc sortira environ 1' derrière moi.
J'effectue une transition plus rapide que lui, n'ayant pas prévu de veste chaude et gants pour la partie cycliste. Je reste en seule trifonction lycra.
Nous sortons ensemble du parc à vélo. tout de suite William fait parler sa puissance et me prend quelques mètres, écart qui ne fera que grandir au cours des 6 tours du parcours. Je dépasse Madeline lors de mon premier tour vélo et croise plusieurs fois Lauriane. Elles ont plusieurs tours d'avance, ayant commencé leur compétition 30' avant.
Je finis par doubler Lauriane alors qu'elle est dans son dernier tour vélo.
Alors que j'entame mon 6ème et dernier tour, la pluie se met à tomber. Avec les températures à peine supérieures à 0°C, je suis vite frigorifié. J'aperçois Laura, puis Madeline et LAuriane qui effectuent leur CAP.
Arrivé à la transition Vélo-CAP, j'ai les doigts gelés et ai du mal à enfiler les runnings. Je m'élance pour les 5 km avec les pieds insensibles. Je retrouverai la sensibilité après 1,5km environ.  Je vois Frédéric, parti 30' après moi qui est transi de froid sur le vélo. Thibaut qui part encore 30' plus tard effectuera la parcours sous la neige (qui a remplacé la pluie avec la chute des températures).

A l'arrivée, les concurrents ne s'attardent pas sous la tente de ravitaillement et se dirigent rapidement vers la piscine pour profiter des douches chaudes et pour certains des soins des secouristes de la Protection Civile, qui auront à s'occuper de plusieurs hypothermies.

Sur les 123 partants de l'épreuve, 96 seront à l'arrivée. Tous les triathlètes d'Ivry finiront la course.

Résultats

                                                                                               
37FRUMENTOThibautJ01:12:48
44DELANOUEWilliamS01:13:33
70MAUFFREYPhilippeV01:18:05
79DEWILDEFrédéricS01:21:53
82CHAMBOLLEJ LucV01:22:53
87SANCHEZ SERRANOLauraSF01:24:54
92MAUFFREYMadelineJF01:28:46
95MAUFFREYLaurianeSF01:33:54

Pour suivre nos "prestations"

Les 3/4 de l'effectif sont engagés ce WE.

Tout d'abord sur le Marathon de Paris

Emmanuelle (dossard 27316)
Didier (25948)
Stéphane (14465)
Laurent (8866)

et au Triathlon de Beauvais :

Laura (dossard 116)
Madeline (122)
Lauriane (123)
Thibaut (25)
Frédéric (55)
Richard (86)
Martial (87)
Philippe (88)
William (89)
Jean-Luc (90)

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