Alors voilà on y
est !!! ce premier tri sprint de Paillencourt, après une prépa sérieuse de
8 semaines calquée sur ma bible de débutante en triathlon « débuter et
progresser en triathlon « du Dr Stéphane Cascua médecin du sport et triathlète…ce bouquin précieusement conservé dans ma bibliothèque qui n’attendait que le bon moment pour être utilisé…10 ans tout de même…
Compte à rebours
enclenché… ignition ! … réveil samedi 10, date de l’évènement, à 7heures petit déj domme d’hab, conseil du magazine spécialisé « ne rien changer au dernier moment ça peut perturber… »
Sac préparé la veille, vérifié dix fois, parcours et transitions visualisés 15 fois au moins… pour ne rien oublier. Rendez-vous avec « the coach » 10 h devant la piscine, nous chargeons mon matériel dans le camion et départ pour le pays des « biloutes hein » !
Philippe et moi discutons beaucoup durant le trajet, de matériel, de triathlon (étonnant ça) de la course, je prends ses conseils avisés.
Arrive une petite pause sur la route pour nous sustenter.
Petite portion de « gâteau énergétique » fromage blanc et barre énergétique pour
moi et taboulé maison « version light » pour Philippe. Repartis, nous sommes à deux heures du départ du sprint.
Arrivée sur place, repérage des lieux, nous nous rendons au secrétariat pour les formalités, puis Philippe me fait découvrir sur les plans mis à disposition, le parcours.
Binz manifeste concernant l’organisation (j’apprendrai plus tard qu’il manquait 20 bénévoles pour le balisage… merki bien !)
Les athlètes ne savent pas par où commencer pour poser leur matériel, deux parcs distincts, un par transition, des duathlètes vont se retrouver en difficultés n’ayant pas été prévenus qu’il fallait deux paires de running, nos affaires vont voyager d’un parc à l’autre durant la course… mais pas assez vite pour eux !
Nous arrivons enfin au parc de départ installation des vélos du matériel et enfilage laborieux de ma combi toute neuve !
Retard du départ, je commence à me prendre pour une papillote (pas un saumon, je ne nage pas encore assez bien pour ça)
Après 20 minutes de cuisson en combi, briefing du parcours nage, 15/20 degrés annoncés dans l’eau ça va aller ! De toute façon j’y suis alors faudra bien que ça aille …
Philippe trouve l’eau presque trop chaude pour garder sa combi… c un malade notre coach !
Mais il la conserve quand même…
Enfin descente dans l’eau, pas très clean mais bon on va pas chipoter. Après plusieurs faux départs à cause de nombreux impatients, le départ est enfin donné !
Les voilà tous partis à fond, je choisis de rester sagement derrière pour éviter la distribution de claques et de coups de pied et coude (c’est donc ça « jouer des coudes » ?), j’ai bien fait…
Au bout de 100 mètres me voilà oppressée par la ceinture polar, la tri fonction, la combi par-dessus, un bref moment de nerfs me traverse et je me demande si je ne vais pas sortir de l’eau, prendre la tangente…
Là, je relève la tête, l’eau est trouble on ne voit pas sa main, et j’aperçois un nageur qui reprend son souffle puis les paroles de Richard me reviennent en mémoire « va à ton rythme ».
Je décide de m’accrocher et de me calmer, je prends toutes mes respirations profondément et trouve une cadence qui me correspond… c gagné je sent que je vais pouvoir le faire…
Cela paraît long mais ça va, de brefs courants d’eau froide plus tard je rejoint la berge aidé par un type de l’organisation qui était là pour ça..
Je sort de l’eau avec une impression de tituber… je commence à dé zipper ma combi.
Je rejoint le parc, deux mecs arrivent derrière moi (je n’étais pas dernière…), là je lutte un peu pour retirer la combi, je fais avec les brins d’herbes collés au pieds en quelques secondes j’enfile chaussettes, chaussures, casque et lunettes, je fixe le dossard et c’est reparti !!!
Ça fait du bien, j’ai passé le « plus gros » ! un temps superbe du faux plat et du vent de face sur
20
km
, je suis très heureuse d’avoir mon prolongateur maintenant …pas de problème majeur à vélo.
Arrive la dernière transition, retour sur le centre ville, arrivée avec les vélos et les piétons
un peu partout, sur demande de l’arbitre du parc je pose pied à terre, je pousse mon petit « Scott » jusqu’à sa place, là trônent encore quelques paires de chaussures éparses, magique ! Mon matériel est arrivé jusqu’à moi… j’enfile mes chaussures ma casquette et je repars sur le parcours qui finalement fera plus de
5
km
, les jambes dures, les mollets ne se relâchent pas d’habitude à l’entraînement ils se détendent au bout d’un bon kilomètre mais là… ça va être chaud… je tiens bon un peu euphorique de me dire que je l’ai presque fait !!!
Allez encore un petit effort, un gros téléobjectif me surprend au détour d’un virage, je souris c’est pour mon club !!!
Quelques mètres plus loin, les bénévoles qui s’occupent du balisage commencent à s’interroger sur les bons parcours… moi aussi !
Le marquage au sol est confus et je me retrouve à revenir sur mes pas en proie au doute concernant la continuité … « oui oui c par là !! » ok je repars … les boules !!!
la nana qui j’ai cramée à vélo qui me passe devant le nez !
Ça va pas non ! Allez j’accélère (merci le point de côté que je ne rencontre jamais à
l’entraînement encore une nouveauté du surrégime !), je « la grignote » mètre par mètre.
Là, je lui passe devant l’encourage un peu aussi, faut pas exagérer tout de même… en centre ville arrivée au sprint final à l’arrache… je l’ai fait !!! Je l’ai fini mon premier triathlon !!!
Bon, j’ai réalisé un temps légèrement supérieur à celui que je m’étais fixé pour mon premier et cette partie natation qui était pour moi le « gros morceau » je l’ai redoutée, mais avec un erreur de parcours en moins je suis dedans.
Mes copains triathlètes avaient raison quand je leur ai dit que j’allais commencer :
« Tu verras le triathlon demande de l’investissement mais tu en tireras de grandes
satisfactions ! » je confirme mes amis et je re signe pour Paris en CD… je suis dingue… De ce sport !
Myriam
Pas de boule à l’estomac, le trajet et la course seront faits aux côtés de notre « coach », que je sentais très à l’écoute d’un éventuel stress de ma part…
Mais non, rien de tout ça une simple appréhension sur la portion de natation quand on sait que j’ai appris à nager il y a seulement 9 mois… de plus la distance du sprint
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